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Fouilles au Prieuré
La zone du Prieuré renferme de nombreux vestiges. Avant de futures implantations, une équipe de l'INRAP (Institut National de Recherches Archéologique Préventive), dirigée par l'archéologue Erwan Bergot, a effectué, une campagne de fouilles, entre la RD406 et le hameau de Bailly. Un sous-sol riche en vestiges
Au départ, les archéologues s'attendaient à trouver les vestiges d'un prieuré Bénédictin daté du XIIIe siècle. Ils ont, en fait, découvert un prieuré Prémontré des XIVe et XVe siècles, situé au sud de la mare de 400m 2. Commencée dès le XIIe siècle, l'occupation humaine s'est poursuivie jusqu'au XVIe siècle. Les premiers occupants avaient manifesté le souhait d'assécher cette zone marécageuse. Preuve en est le creusement, à la fin du XIIe siècle, d'un fossé à l'Est de la mare originelle, évitant ainsi ses débordements, facilitant par là même l'installation humaine sur la partie Est de la zone. Quelque temps après, un personnage important, une femme, est inhumée dans un sol devenu désormais sec. La découverte de cette tombe soigneusement maçonnée et inscrite au sein d'un mausolée fait penser à une religieuse de haut rang, une mère supérieure, la «fondatrice» du site. Le site livre une succession de bâtiments associés aux sépultures. Quelque soixante tombes et quatre édifices ont étémis au jour, en plus du mausolée dont les vestiges montrent qu'il a été rapidement détruit après l'inhumation de la «fondatrice». L'implantation, au XIVe siècle, d'un vaste édifice de 150m 2, comportant au moins deux pièces, prolongé par une cave longue de 7mètres se complète, à l'Est, d'une nécropole contenant près de cinquante individus, hommes, femmes et enfants mêlés, enterrés à même la terre dans un simple linceul. Ce cimetière, loin de se rattacher au prieuré mais au grand bâtiment, définit un établissement communautaire civil, vraisemblablement un hospice comme en témoigne l'état sanitaire général de la population inhumée. Le XVe siècle voit l'édification, au sud-ouest de la mare, d'un second grand bâtiment séparé du reste de l'occupation. Cet édifice, semble-t-il agricole, associé à d'importants éléments de démolition, laisse penser à un ensemble plus complexe. Le XVIe siècle marque l'abandon de l'hospice et du prieuré. La réalisation d'un enclos à travers les ruines du prieuré dénote un changement radical du caractère de l'occupation qui perd ainsi sa fonction hospitalière première pour retourner à une utilisation agricole. Portant sur quatre hectares, la troisième campagne de fouilles a duré de mars à fin septembre 2010. La découverte de plusieurs emplacements de bâtiments sur poteaux laisse envisager un grand fermage, un site de stockage agricole... |
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