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Bailly-Romainvilliers autrefois
Au Moyen-âge, Bailly constituait le village, avec une église, des fermes et un château. Romainvilliers, dont le nom vient du latin romanus (le romain) et du latin villa (le domaine), était un hameau au milieu des champs. Au XIIème siècle, s'élevait un prieuré qui dépendait du Comté de Champagne. Il était situé au centre d'un territoire paroissial recouvert de bois, origine du hameau de Bailly. Les recherches actuelles, effectuées par l'INRAP, ont permis la découverte d'une nécropole primitive au sein de laquelle ont été recensées une quarantaine de tombes regroupées autour de la sépulture à la cloche. Ce cimetière définit un établissement communautaire, un hospice.
Bailly conserve les vestiges d'un ancien château construit au XIVème siècle, chef-lieu d'une seigneurie assez importante qui s'étendait jusqu'à Serris. La seigneurie de Bailly appartient en 1575 à Thomas Pileur, seigneur de Serris et de Magny-le-Hongre. À sa mort en 1641, son gendre Hardouin Foucher (dont la pierre tombale est conservée dans l'église de Bailly), marié à Valentine Pileur, hérite de Bailly. Claude Barre, avocat en la Cour du Parlement, est seigneur de Bailly vers 1667. Il vend la seigneurie à Marie-Nicole Guillebon, épouse de Jean Jourdan, secrétaire du roi. Le gendre de cette dernière, l'amiral François Morin de Tourville hérite de la terre (1642-1701) et la revend à Gilbert Antoine Ligier de La Prade, écuyer du roi. Le dernier seigneur de Bailly est le marquis Louis Paul de La Motte Ango de Flers, dont les biens seront vendus comme biens nationaux pendant la Révolution.
L'ancien château des seigneurs de Bailly, bâti sur un terre-plein rectangulaire, entouré de douves et accessible par un pont fut détruit. Seuls subsistent quelques vestiges (douves, donjon, anciens murs...), la ferme du Donjon, la ferme de Valois et les maisons du Hameau situées dans l'actuelle rue du Poncelet.
Jusqu'en 1864 le siège de la commune était à Bailly où se trouvaient l'église, le château et les grosses fermes.
Au début du 20ème siècle une route fût construite reliant Coulommiers à Paris et passant par Romainvilliers.
A présent, le hameau de Bailly est constitué essentiellement de deux fermes traditionnelles, de Valois et du Donjon, ainsi que de l'église, dernier vestige de l'ancien prieuré. Au début du XXème siècle une route qui passe par Romainvilliers est construite entre Coulommiers à Paris. Grâce à cette nouvelle voie de communication, le hameau de Romainvilliers se développe. On y bâtit la Mairie, qui sert également d'école et une grande place. Des commerces s'installent. Romainvilliers devient alors le chef-lieu de la commune et Bailly, le hameau.
LA FERME DU DONJON Bailly conserve les vestiges de l'ancien château construit au XIVème siècle. Les actes notariés de 1528 décrivent : "Un pavillon en façon de donjon à l'entrée du château, garni de deux tournelles demie rondes sur le devant et carrées. Par devant, ayant des mâchicoulis en pierre de taille. Dans le pavillon, il y a deux chambres carrées l'une sur l'autre, et une chambre devant le comble, en bas prisons, par haut à garde robes et petit cabinet et, à l'extérieur, adossé au pavillon, un escalier à vis et un petit carré, servant de latrine." Des personnages illustres ont rendu visite aux différents Seigneurs de Bailly, dont Philippe IV dit Philippe le Bel en 1311, Charles IV en 1326 et Philippe VI de Valois en 1350. Au XVème siècle, le Prieuré est vendu au seigneur de Bailly, Thibaud de Signet. Il devient alors un espace privilégié pour la chasse. La guerre de Cent Ans, qui fait rage aux XVème et XVIème siècles, épargne le hameau de Bailly. Ce site est alors, jusqu'à la Révolution, la résidence de grands personnages de cour, parlementaires, écuyers, avocats du Roi. Au fil du temps, le Donjon restera la seule partie qui traversera l'histoire, malgré les démolitions ordonnées à la Révolution. À la fin du XVème siècle, la seigneurie de Bailly est détenue par Robert Thiboust, président à la Cour qui transforme la maison-forte en château résidentiel. Au XVIIème siècle, le bailliage est une cour de justice seigneuriale.
L'église érigée à Bailly sous le patronage de l'Assomption de la Vierge est restée à la collation des moines de Saint-Germain-des-Prés jusqu'à la Révolution. La chapelle du Prieuré était elle située dans l'église même de Bailly, près du choeur.
En 1929, les paroissiens de Bailly-Romainvilliers adressent une virulente pétition au conseil municipal : ils demandent la destruction de l'église Notre-Dame, située dans le bourg de Bailly et réclament la construction d'une chapelle sur le hameau de Romainvilliers. Le maire transmet cette demande au Préfet de Seine-et-Marne. Ce dernier répond que seul l'évêque est en mesure d'autoriser la destruction d'un édifice cultuel, et que, par ailleurs, la séparation de l'Église et de l'État de 1905 lui interdit toute mise de fonds dans la construction d'une église. C'est ainsi que Notre-Dame de Bailly est conservée. L'église Notre-Dame, qui dispose d'une cure et d'un vicariat, est dotée d'un presbytère daté du XIXème siècle et d'un prieuré. Les habitants de Bailly ont été inhumés à l'intérieur ou autour de l'église, selon leur rang, jusqu'à la fin du XIXème siècle. Actuellement, l'église de Bailly-Romainvilliers est appelée Notre-Dame de l'Assomption. Elle est située rue du Poncelet, dans le hameau. LE CIMETIÈRE Malgré la loi napoléonienne du 23 prairial an XII, qui oblige les communes à installer leur cimetière extra-muros, le cimetière n'est déplacé en périphérie du village qu'en 1890. La croix de pierre, caractéristique du XVIIème siècle, placée dans l'allée centrale, provient probablement de l'ancien cimetière. LE BOURG DE ROMAINVILLIERS Le bourg de Romainvilliers est à l'origine un village au caractère briard caractéristique avec quelques groupements d'habitations en cours, associés à de petits corps de fermes, d'anciens écarts, quelques maisons ou des corps de ferme plus importants (Ferme de Saint-Blandin). Ce village ancien autour de la place conserve de nos jours un rôle « administratif » et rassemble certains symboles de la vie collective. L'ANCIENNE MAIRIE-ÉCOLE Bâtiment rectangulaire et symétrique surmonté d'un clocheton, la mairie-école de Bailly est caractéristique des édifices communaux construits au XIXème siècle. En 1921, la commune de Bailly-Romainvilliers souhaite élever un monument à ses soldats morts pendant la Première guerre mondiale, mais opte pour une simple plaque commémorative par manque de fonds. Elle est apposée à proximité de la mairie. Depuis 1999, la mairie s'est déplacée dans une extension qui jouxte ce bâtiment. Un projet de réhabilitation de l'ancienne mairie devrait voir le jour prochainement Une manière de préserver un patrimoine cher aux Anciens, pour qui elle représente encore l'école du village. Le commencement des travaux pourrait être envisagé début 2011, pour une durée d'environ un an. Pour respecter l'esprit de l'ancienne mairie, l'aspect extérieur de l'édifice restera identique. LA PLACE DE LA MAIRIE Sa fontaine moderne en son centre, ses massifs floraux, le terrain de pétanque qui la jouxte, contribuent à son caractère. De part et d'autre de la Place de la Mairie, les deux anciens puits sont devenus un élément et un support de la décoration florale. Les quelques cours encore présentes autour de la place du village deviennent un véritable élément de typologie de l'habitat. Elles participent à l'élaboration de l'image urbaine et au marquage identitaire du village. Elles constituent des micro-espaces dans lesquels se développe la vie de voisinage et participent à la variété des échelles urbaines du village. Elles constituent des espaces d'articulations urbaines entre l'espace public et l'espace privé. LE LAVOIR (angle des rues du Lavoir et de Flaches) de Bailly était alimenté par trois systèmes aujourd'hui disparus : le système Hanriau avant 1876, le système Buignet du chapelet atmosphérique, en 1896, puis le moulin-à-vent Pilter, jusque dans les années 1970. LA FONTAINE (rue des Mouillères) LES CLOCHES (place de la mairie et à l'église). La cloche Charlotte place de la mairie est née pendant la Révolution, classée monument historique depuis octobre 1942. Sur son pied, il est écrit « les frères CHERON, fondeurs à Meaux m'ont fait ». La cloche de l'église est appelée Marie. Sur son pied, l'inscription « Mace Peti, procureur fiscal, Estinene Aubertet, Jean Petit Margvillier ». |
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